L'ia générative dans les collectivités

IA générative dans les collectivités : une transition guidée par l’écoute, la co-construction et les besoins métiers

L’intelligence artificielle générative s’impose peu à peu comme un levier de transformation des organisations, y compris dans les collectivités locales. Promesse d’optimisation, de simplification et de gain de temps, elle attire autant qu’elle interroge.

Mais dans le cadre du service public, où les valeurs humaines, territoriales et éthiques priment, la question n’est pas tant “Que peut faire l’IA ?” que “Comment l’intégrer intelligemment, durablement, et en cohérence avec les métiers et les agents ?”

C’est dans cette perspective que s’inscrit l’accompagnement proposé par Teriagen : une méthode progressive, participative et respectueuse, où chaque agent devient un acteur du changement. Retour sur une démarche exemplaire menée avec une collectivité, sans en citer le nom, mais avec des enseignements universels.


Un audit humain avant d’être technologique

La première étape de la démarche n’a pas consisté à “scanner” les outils ou les bases de données. Elle a été profondément humaine.

Un audit participatif a été mené, en immersion auprès des équipes, pour comprendre finement les métiers, les processus, les outils, mais surtout le vécu quotidien des agents. Pas d’algorithmes ici, mais des échanges, des entretiens, des ateliers de co-diagnostic.

Les constats ont été riches et sans surprise : surcharge administrative, ressaisie d’informations, délais de traitement, gestion documentaire lourde, procédures fastidieuses… Mais ce qui a émergé avant tout, c’est l’envie d’évoluer, de gagner du temps utile, et de retrouver du sens dans les missions.


Identifier les bons leviers : quand l’IA soulage sans remplacer

L’audit a permis d’identifier des gains potentiels immédiats grâce à l’IA générative :

  • Rédaction automatique ou assistée de documents standards : courriers, comptes rendus, bilans.
  • Transcription et synthèse des réunions pour faciliter le suivi.
  • Automatisation de la gestion d’emails récurrents ou d’inscriptions.
  • Création de contenus pour la communication avec les citoyens.
  • Traitement de données techniques ou budgétaires, souvent fastidieuses à extraire manuellement.

Mais ces usages ne sont pertinents que s’ils sont décidés par les agents eux-mêmes, sur la base de leurs priorités. C’est pourquoi le choix a été fait d’impliquer les services à chaque étape.


Acculturation : lever les doutes, partager les repères

Beaucoup d’agents ont découvert l’IA générative à l’occasion de ce projet. La première réunion de travail post-audit a ainsi démarré par une session d’acculturation de 20 minutes, animée en toute simplicité.

Objectif : montrer des cas concrets, issus de leur quotidien, sans jargon technique. Générer un courrier administratif en quelques secondes, trier automatiquement des demandes, synthétiser un texte long… Autant d’exemples qui parlent aux équipes, car ils répondent à des situations vécues.

Cette entrée en matière a permis de désamorcer certaines craintes, de poser les bases d’un vocabulaire commun, et surtout, de faire émerger une certitude : l’IA, si elle est bien encadrée, peut être un soutien précieux.


Construire avec les agents, pas à leur place

La suite de la démarche a reposé sur un principe simple mais fondamental : la technologie ne précède pas l’usage. Ce sont les agents qui définissent les priorités, valident les outils, identifient les tâches à automatiser… ou non.

Chaque service a été associé à la réflexion. Les ateliers ont permis d’explorer ensemble :

  • Ce qu’il est utile d’automatiser (et ce qu’il ne faut pas toucher).
  • Les outils déjà en place, leurs limites, leurs usages réels.
  • Les contraintes spécifiques : temporalité, contact avec le public, RGPD, gestion de données sensibles, etc.

Ce travail collectif a permis de créer un socle d’adhésion solide, car les décisions ont été prises avec les agents, non pour eux. C’est ce qui garantit la réussite sur le long terme.


Une feuille de route construite en trois temps

De cette réflexion a émergé une feuille de route structurée, construite avec les agents et pour les agents. Elle s’articule autour de trois grandes phases :

Phase 1 : poser les fondations

  • Sélection des outils IA compatibles avec les contraintes de la collectivité.
  • Formation tronc commun à destination de tous les services.
  • Lancement de la co-construction d’une charte IA locale.

Phase 2 : expérimenter sur le terrain

  • Formations spécialisées, par métier ou par mission.
  • Tests de solutions IA sur des cas concrets, avec évaluation.
  • Recueil de retours utilisateurs pour ajuster les déploiements.

Phase 3 : déployer de façon ciblée

  • Création d’assistants IA personnalisés selon les besoins des services.
  • Intégration progressive dans les outils métiers existants.
  • Suivi des usages, évaluation des impacts, évolution continue.

À chaque étape, les agents restent au cœur du processus. Ils valident, ajustent, orientent. Ce sont eux les véritables pilotes de la transformation.


Une charte IA pour cadrer, protéger, encadrer

L’élaboration d’une charte d’usage de l’IA est la prochaine grande étape de ce projet. Elle permettra de :

  • Poser des principes clairs de responsabilité, de transparence et de sécurité.
  • Encadrer l’usage des données personnelles et sensibles.
  • Servir de référence pour les équipes au quotidien.

Mais cette charte ne sera pas un document théorique. Elle sera co-construite avec les agents, pour qu’elle reflète leurs réalités, leurs pratiques et leurs valeurs.

Elle marquera l’ancrage d’un usage de l’IA responsable, maîtrisé, aligné avec l’éthique du service public.


Former, encore et toujours

La formation n’est pas un prérequis unique au lancement du projet. Elle est au cœur de la démarche, et se déploie à plusieurs niveaux :

  • Formation tronc commun : pour donner à chacun les bases de compréhension et d’usage des IA.
  • Formations spécialisées : par mission, par outils, par problématique.
  • Ateliers pratiques : sur les cas réels, les processus existants, les outils internes.

Chaque formation est contextualisée. Les supports sont adaptés à la collectivité. L’objectif n’est pas de former des experts, mais de rendre les agents autonomes face aux nouveaux outils.


Choisir des outils utiles, sobres et souverains

Le choix des outils IA est central. Il doit répondre à quatre grands critères :

  1. Utilité concrète pour les services
  2. Simplicité d’usage pour les agents
  3. Compatibilité avec les environnements existants
  4. Respect strict du RGPD et des exigences de souveraineté

Dans cette optique, la collectivité a fait le choix d’intégrer des outils comme Mistral AI, modèle français de langage, pour des tâches telles que :

  • La transcription locale de réunions.
  • L’analyse automatisée de documents.
  • La génération de synthèses internes sécurisées.

Ce choix permet de maîtriser les données, d’éviter les envois dans le cloud international, et de soutenir un écosystème IA local, éthique et souverain.


RSE, environnement, sobriété numérique : des piliers, pas des options

L’IA ne peut pas être intégrée sans réflexion sur son impact environnemental. La démarche s’inscrit donc dans une logique RSE globale, alignée avec les engagements de la collectivité.

Cela passe par :

  • Un usage raisonné des outils (pas d’automatisation “par défaut”).
  • La préférence pour des modèles sobres, français ou européens.
  • L’hébergement local des données sensibles.
  • La montée en compétences des équipes, facteur d’inclusion numérique.

L’IA n’est pas un gadget. Elle devient un outil utile si elle s’inscrit dans un projet collectif, réfléchi, maîtrisé et responsable.


Conclusion : vers une IA publique, humaine et locale

Ce projet montre que l’intelligence artificielle peut devenir un atout majeur pour les collectivités, à condition qu’elle soit :

  • construite avec les agents,
  • encadrée par une charte claire,
  • intégrée progressivement dans les outils métiers,
  • alignée avec les engagements éthiques et environnementaux.

Ce n’est pas une révolution technologique, mais une évolution collective, où la technique s’efface derrière l’organisation, le dialogue et la volonté de mieux faire.

Teriagen accompagne cette transformation avec une méthode éprouvée, fondée sur l’écoute, la formation et l’expertise IA appliquée aux territoires.


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