Directeur général des services en réunion avec un élu municipal sur la stratégie intelligence artificielle de la collectivité territoriale — Teriagen

IA et nouveau mandat municipal : comment le DGS anticipe les questions des élus sur l’intelligence artificielle

Il y a une scène que de nombreux Directeurs Généraux des Services vivent en ce début de mandat. Le nouveau maire ou la nouvelle présidente de l’intercommunalité convoque la direction générale pour une réunion de cadrage. L’ordre du jour est dense. Et à un moment, presque inévitablement, la question arrive.

“Et sur l’intelligence artificielle — qu’est-ce qu’on fait ?”

Pas de brief préalable. Pas de note technique commandée. Une conviction portée depuis la campagne électorale, des lectures dans la presse, des échanges avec d’autres élus dans les réseaux d’associations d’élus — et une attente claire : que la collectivité ne soit pas en retard sur ce sujet.

Pour un DGS qui n’a pas anticipé cette question, c’est un moment inconfortable. Pour un DGS qui s’y est préparé, c’est une opportunité de démontrer la valeur stratégique de sa direction générale.

La différence entre ces deux situations tient à une seule variable : l’anticipation.


Pourquoi les élus posent désormais cette question systématiquement

La question de l’intelligence artificielle dans les collectivités territoriales n’est plus réservée aux élus délégués au numérique ou aux DSI. Elle est devenue un sujet politique grand public, présent dans les débats de campagne, dans les médias généralistes, dans les formations des associations d’élus et dans les discussions entre pairs lors des congrès et forums territoriaux.

Plusieurs facteurs expliquent cette montée en puissance de la question IA dans l’agenda politique local.

L’IA dans la presse grand public

Depuis 2023, l’intelligence artificielle générative est un sujet de couverture médiatique massive. Les élus locaux, comme l’ensemble de la population, ont été exposés à des dizaines d’articles, de reportages et de débats sur l’IA — ses promesses, ses risques, ses impacts sur l’emploi et sur les services publics. Cette exposition médiatique a créé une sensibilité politique que les DGS ne peuvent pas ignorer.

Les associations d’élus ont mis le sujet à l’agenda

L’Association des Maires de France, l’Assemblée des Départements de France et les associations régionales d’élus ont intégré l’IA dans leurs programmes de formation et leurs congrès annuels. Des guides pratiques ont été publiés. Des groupes de travail ont été constitués. Les élus qui participent à ces réseaux reviennent dans leur collectivité avec des questions précises et une attente de réponses concrètes.

Le nouveau mandat est un moment de rupture volontaire

Un élu nouvellement élu ou réélu cherche naturellement à marquer son mandat par des transformations visibles. La modernisation des services par l’IA est perçue comme un levier de différenciation politique — un signe de modernité et d’efficacité que les administrés peuvent percevoir concrètement dans leur expérience du service public.

La pression budgétaire amplifie l’intérêt pour l’IA

Dans un contexte de contrainte budgétaire persistante, l’argument de l’IA comme levier d’efficience — faire autant ou mieux avec les mêmes moyens humains — résonne particulièrement fort auprès des élus. L’intelligence artificielle est perçue, souvent à juste titre, comme un moyen de maintenir la qualité du service public sans augmenter les effectifs ni les budgets de fonctionnement.


Les questions concrètes que les élus posent aux DGS

Sur la base de nos échanges avec les collectivités que Teriagen accompagne, voici les questions les plus fréquemment posées par les élus à leur direction générale en début de mandat.

“Est-ce que nos agents utilisent l’IA ?” C’est souvent la première question. Elle semble simple — elle est en réalité très difficile à répondre honnêtement pour un DGS qui n’a pas conduit d’audit. La bonne réponse n’est pas “non” — elle est presque toujours fausse. La bonne réponse est une réponse documentée, basée sur une cartographie réelle des usages.

“Est-ce que nos données sont sécurisées ?” Cette question touche directement à la responsabilité politique de l’élu. Une fuite de données personnelles d’administrés liée à un usage IA non encadré est un risque politique majeur — potentiellement médiatisé, potentiellement judiciaire. L’élu veut une réponse claire et rassurante. Il a besoin que le DGS puisse lui répondre avec des éléments factuels.

“Qu’est-ce que font les autres collectivités ?” Les élus comparent. Ils échangent avec leurs homologues, lisent les retours d’expérience, suivent les actualités des collectivités pionnières. La question sous-jacente est : “sommes-nous en avance, dans la moyenne, ou en retard ?” Un DGS qui ne peut pas répondre à cette question positionne sa collectivité par défaut dans la catégorie “en retard”.

“On peut faire quoi concrètement ?” Au-delà des enjeux de conformité et de sécurité, les élus veulent des applications concrètes, visibles, mesurables. Des gains de temps sur les comptes-rendus de conseil. Une amélioration de l’accueil des usagers. Une réduction des délais de traitement des dossiers. Ils veulent une feuille de route opérationnelle — pas un document stratégique de 80 pages.

“Combien ça coûte ?” La question budgétaire arrive systématiquement. Les élus ont besoin de situer l’investissement nécessaire dans le contexte des arbitrages budgétaires du mandat. Un DGS qui peut présenter une estimation réaliste — et surtout un retour sur investissement documenté — facilite considérablement la décision politique.


Ce que le DGS doit avoir préparé avant cette réunion

La réunion avec les élus sur l’IA ne s’improvise pas. Elle se prépare. Voici les éléments qu’un DGS doit avoir construits en amont pour aborder cette conversation avec sérénité et crédibilité.

Un état des lieux documenté des usages actuels

Avant de pouvoir répondre à la question “est-ce que nos agents utilisent l’IA ?”, le DGS doit disposer d’une cartographie des usages réels dans ses services. Cet état des lieux est le produit d’un audit structuré — pas d’une enquête informelle auprès des chefs de service. Il documente quels outils sont utilisés, par qui, pour quels usages, et avec quelles données.

Une évaluation claire des risques existants

L’état des lieux des usages doit être accompagné d’une évaluation des risques associés. Quels usages exposent la collectivité à des risques RGPD ? Quels outils ne satisfont pas aux critères de conformité minimaux ? Quels services sont les plus exposés ? Cette évaluation permet au DGS de présenter une situation maîtrisée — avec des risques identifiés et des mesures de remédiation engagées — plutôt qu’une situation subie.

Un plan d’action structuré et priorisé

Les élus attendent une feuille de route, pas un constat. Le DGS doit être en mesure de présenter les actions engagées ou planifiées : audit des usages, sélection des outils, rédaction de la charte IA, formation des agents. Chaque action doit être associée à un calendrier réaliste et à une estimation budgétaire.

Des indicateurs de résultats concrets

Pour répondre à la question “qu’est-ce qu’on peut faire concrètement ?”, le DGS doit disposer d’exemples chiffrés et d’indicateurs mesurables. Les gains de temps observés dans d’autres collectivités après structuration des usages IA constituent des références utiles. Les données Teriagen — 342 000 heures libérées chez nos clients, gains moyens de plusieurs heures par agent et par semaine — permettent d’ancrer la discussion dans des réalités concrètes.


La posture du DGS face aux élus sur le sujet IA

Au-delà des éléments factuels, la posture adoptée par le DGS dans cette conversation est déterminante.

Ni alarmiste, ni minimisateur

Le sujet IA dans les collectivités comporte des risques réels — risques RGPD, risques liés à l’IA Act, risques politiques. Ces risques doivent être présentés clairement, sans les minimiser. Mais ils ne doivent pas non plus être présentés de manière alarmiste, qui pourrait conduire les élus à des décisions précipitées ou à une paralysie décisionnelle.

La posture juste est celle du professionnel qui a identifié les enjeux, évalué les risques et structuré une réponse proportionnée et méthodique.

En avance plutôt qu’en retard

Le DGS qui a anticipé la question IA peut se positionner comme un acteur proactif face à ses élus. Cette posture est bien plus confortable — et bien plus efficace politiquement — que celle du directeur général pris de court par une question qu’il n’avait pas anticipée.

“Nous avons engagé la démarche il y a trois mois. Voici où nous en sommes et ce que nous prévoyons pour les prochains mois.” Cette phrase, prononcée avec des éléments factuels à l’appui, positionne la direction générale comme un partenaire stratégique de confiance pour les élus.

Concret et opérationnel

Les élus n’ont pas besoin d’un cours sur l’intelligence artificielle. Ils ont besoin de réponses à leurs questions politiques et opérationnelles. Le DGS doit s’entraîner à traduire les enjeux techniques et réglementaires en langage politique accessible : impact sur le service rendu aux usagers, maîtrise des risques, optimisation des ressources, modernisation de l’image de la collectivité.


Le cas d’une collectivité qui avait anticipé

Dans une collectivité que Teriagen a accompagnée, le nouveau maire a posé la question IA lors de sa première réunion avec la direction générale. Le DGS avait engagé la démarche d’audit six mois plus tôt, sans attendre l’élection.

En vingt minutes, il a présenté l’état des usages dans les services, les risques identifiés et les mesures engagées, la charte IA en cours de déploiement, le programme de formation des agents, et les premiers indicateurs de résultats.

Le maire a conclu : “Parfait. On est en avance.”

Ce moment — ce sentiment d’être en avance plutôt qu’en retard — est exactement ce que Teriagen cherche à construire avec chaque collectivité qu’elle accompagne. Parce qu’un DGS serein face à ses élus, c’est une collectivité qui avance.


Ce que disent les collectivités accompagnées par Teriagen

“Je recommande absolument les formations Teriagen à toutes les collectivités qui cherchent à optimiser leur travail administratif et gagner en efficacité.” Galiène Cohu, Maire de Loir-en-Vallée, Conseillère départementale


Préparez votre collectivité avant que la question ne devienne urgente

La question IA de vos élus n’est peut-être pas encore arrivée. Elle arrivera. La seule variable est de savoir si vous serez préparé à y répondre — ou si vous serez pris de court.

Teriagen accompagne les directions générales des services dans la construction de leur démarche IA : audit des usages, sélection des outils, rédaction de la charte, formation des agents et des élus. Un accompagnement structuré, calibré selon la taille et les contraintes de votre collectivité, qui vous permet d’aborder sereinement les questions de vos élus avec des éléments factuels et une feuille de route opérationnelle.

Le premier échange est gratuit et sans engagement. En 45 minutes, nous évaluons ensemble la maturité IA de votre collectivité et définissons les priorités d’action adaptées à votre contexte.

Contactez-nous sur teriagen.com pour planifier cet échange.


Teriagen est une ESN du Grand Ouest spécialisée dans l’accompagnement des entreprises et des collectivités territoriales dans leur transformation par l’intelligence artificielle. Leader régional de la formation IA, Teriagen a formé plus de 2 882 professionnels et libéré plus de 342 000 heures de travail chez ses clients.

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